L'accident de l'usine Nitrochimie à Billy Berclau
Le site :
Employant une centaine de personnes, l'usine NITROCHIMIE de Billy-Berclau est implantée sur les communes de Billy-Berclau et Wingles dans le Pas-de-Calais (superficie de 75 ha). Il s'agit d'un site SEVESO (Seuil haut – AS). Les installations sont encadrées dans leur fonctionnement par plusieurs Arrêtés Préfectoraux.
L'usine produit 6500 t/an de dynamites et 8500 t/an de nitrate fioul. Elle dispose de plusieurs dépôts de stockage des explosifs fabriqués (Capacité totale de l'ordre de 400 tonnes).
L'usine produit 6500 t/an de dynamites et 8500 t/an de nitrate fioul. Elle dispose de plusieurs dépôts de stockage des explosifs fabriqués (Capacité totale de l'ordre de 400 tonnes).
L'accident :
Le 27 mars 2003, une explosion s'est produite peu après 6h dans un atelier d'encartouchage de la dynamiterie. L'atelier 50, concerné par l'explosion, qui transformait la dynamite gomme vrac en cartouches conditionnées prêtes au transport, a été détruit. L'incendie consécutif à l'explosion a été très vite maîtrisé.
Ses conséquences :
Cet accident a coûté la vie à 4 salariés.
Les mesures de prévention qui avaient été mises en place, et notamment les merlons (buttes) de protection entre les ateliers, ont permis d'éviter les effets dominos (effet en chaîne, conduisant à l'explosion d'autres ateliers ou stockages).
Il n'y a pas eu de conséquences en terme de rejets toxiques sur l'environnement.
Quelques bris de vitres ont été constatés à l'extérieur du site, dans les localités voisines.
Les mesures de prévention qui avaient été mises en place, et notamment les merlons (buttes) de protection entre les ateliers, ont permis d'éviter les effets dominos (effet en chaîne, conduisant à l'explosion d'autres ateliers ou stockages).
Il n'y a pas eu de conséquences en terme de rejets toxiques sur l'environnement.
Quelques bris de vitres ont été constatés à l'extérieur du site, dans les localités voisines.
La mise en sécurité du site :
La priorité fut l'élimination des produits, substances et déchets, qui auraient pu se révéler dangereux à la suite de l'explosion. Les arrêtés préfectoraux du 27 mars et du 4 avril 2003 encadrent ces opérations.
La mise en sécurité des installations a été réalisée selon les phases suivantes :
1 ère étape : l'ensemble des ateliers a été mis en sécurité par les opérateurs dans les minutes qui ont suivi l'explosion, conformément aux procédures d'intervention existantes.
2 ème étape : les substances les plus réactives ont été stabilisées ou neutralisées dans les jours suivants; la nitroglycérine a fait l'objet d'analyses et a été stabilisée avec de l'eau carbonatée; les acides utilisés sur le site ont été traités et débarrassés de toute trace d'explosif.
3 ème étape : ensuite ont commencé la récupération et le traitement des autres produits explosifs (en-cours de fabrication, projections de dynamite dues à l'explosion,...); l'état des matières stockées a été vérifié avant de décider de leur destination; toutes ces opérations ont fait l'objet de procédures visant à garantir la sécurité des opérateurs et du site.
La mise en sécurité des installations a été réalisée selon les phases suivantes :
1 ère étape : l'ensemble des ateliers a été mis en sécurité par les opérateurs dans les minutes qui ont suivi l'explosion, conformément aux procédures d'intervention existantes.
2 ème étape : les substances les plus réactives ont été stabilisées ou neutralisées dans les jours suivants; la nitroglycérine a fait l'objet d'analyses et a été stabilisée avec de l'eau carbonatée; les acides utilisés sur le site ont été traités et débarrassés de toute trace d'explosif.
3 ème étape : ensuite ont commencé la récupération et le traitement des autres produits explosifs (en-cours de fabrication, projections de dynamite dues à l'explosion,...); l'état des matières stockées a été vérifié avant de décider de leur destination; toutes ces opérations ont fait l'objet de procédures visant à garantir la sécurité des opérateurs et du site.
Le redémarrage d'une partie du site :
Après vérification de leur intégrité et de leur bon fonctionnement, NITROCHIMIE a remis en fonctionnement la fabrication de nitrate fuel, installation non concernée par l'explosion du 27 mars 2003. Les stockages de matières premières (nitrate d'ammonium,…) et les dépôts d'explosifs ont également fait l'objet d'une vérification après l'accident.
Concernant la dynamiterie, NITROCHIMIE a déposé, à la Préfecture du Pas-de-Calais, un dossier présentant les modifications des installations de fabrication de dynamite, dans le cadre de la reprise de cette activité, suite à l'accident du 27 mars 2003. L'examen de ce dossier par la DRIRE a fait l'objet d'une présentation au Conseil Départemental d'Hygiène du 13 novembre 2003. Les membres du CDH ont donné un avis favorable à l'unanimité sur le projet d'arrêté préfectoral visant à encadrer le fonctionnement des installations susceptibles d'une reprise d'activité. A cette occasion, la présidente du conseil départemental d'hygiène a précisé que cet arrêté ne pourrait être signé qu'après accord de la Direction Départementale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (DDTEFP) sur l'étude de sécurité des installations de fabrication et d'encartouchage de dynamite.
Début décembre 2003, Monsieur le Directeur de la DDTEFP a précisé qu'il remettrait sa décision concernant les études de sécurité sur l'atelier d'encartouchage gros calibre et sur la circulation des personnes et des charges au plus tard le 29 décembre 2003, et qu'il conviendrait de retenir une probabilité P3 et non P2 dans certaines installations des études de sécurité susvisées (ce qui implique une plus grande limitation du nombre de personnes pouvant intervenir dans ces ateliers, et leurs voies d'accès ).
Le 15 décembre 2003, la direction générale de Nitrochimie a indiqué que « outre des problèmes commerciaux et financiers, et suite notamment aux difficultés rencontrées dans le cadre du redémarrage , Nitrochimie a pris la décision d'arrêter définitivement la fabrication de dynamites sur le site de Billy-Berclau. »
Concernant la dynamiterie, NITROCHIMIE a déposé, à la Préfecture du Pas-de-Calais, un dossier présentant les modifications des installations de fabrication de dynamite, dans le cadre de la reprise de cette activité, suite à l'accident du 27 mars 2003. L'examen de ce dossier par la DRIRE a fait l'objet d'une présentation au Conseil Départemental d'Hygiène du 13 novembre 2003. Les membres du CDH ont donné un avis favorable à l'unanimité sur le projet d'arrêté préfectoral visant à encadrer le fonctionnement des installations susceptibles d'une reprise d'activité. A cette occasion, la présidente du conseil départemental d'hygiène a précisé que cet arrêté ne pourrait être signé qu'après accord de la Direction Départementale du Travail, de l'Emploi et de la Formation Professionnelle (DDTEFP) sur l'étude de sécurité des installations de fabrication et d'encartouchage de dynamite.
Début décembre 2003, Monsieur le Directeur de la DDTEFP a précisé qu'il remettrait sa décision concernant les études de sécurité sur l'atelier d'encartouchage gros calibre et sur la circulation des personnes et des charges au plus tard le 29 décembre 2003, et qu'il conviendrait de retenir une probabilité P3 et non P2 dans certaines installations des études de sécurité susvisées (ce qui implique une plus grande limitation du nombre de personnes pouvant intervenir dans ces ateliers, et leurs voies d'accès ).
Le 15 décembre 2003, la direction générale de Nitrochimie a indiqué que « outre des problèmes commerciaux et financiers, et suite notamment aux difficultés rencontrées dans le cadre du redémarrage , Nitrochimie a pris la décision d'arrêter définitivement la fabrication de dynamites sur le site de Billy-Berclau. »
Evolution récente du site
Nitrochimie a déposé en préfecture un dossier daté du 05 avril 2004 détaillant les évolutions récentes du site. Ce dossier fait état de l'arrêt de la dynamiterie. Cet arrêt induit des quantités de stockage plus réduits. Le tonnage sur site passe de 350 à 127,5 tonnes équivalent TNT : ceci en gardant les dépôts existants, et en y stockant moins d'explosifs. Cette réduction de tonnage dans les dépôts a été actée par un arrêté préfectoral du 17 juin 2004.
Cette réduction des risques à la source diminue sensiblement les zones de dangers Z1 à Z5 déterminées par l'arrêté ministériel du 26 septembre 1980.
Cette réduction des risques à la source diminue sensiblement les zones de dangers Z1 à Z5 déterminées par l'arrêté ministériel du 26 septembre 1980.

