Dioxines
Origines et effets des dioxines
Par le terme « dioxines », on désigne les polychlorodibenzo-p-dioxines (PCDD) et les polychlorodibenzofuranes (PCDF), qui sont des composés tricycliques chlorés. Il existe un grand nombre de combinaisons différentes, liées au nombre d'atomes de chlore présents et aux positions qu'ils occupent. On compte ainsi 75 PCDD et 135 PCDF. Cependant, seuls 17 congénères sont toxiques. Ceux-ci comportent un minimum de quatre atomes de chlore occupant les positions 2, 3, 7 et 8. Le plus toxique est la 2,3,7,8 tétrachlorodibenzodioxine (TCDD).
Les dioxines et furanes ont en commun une très grande stabilité chimique et physique qui, avec leur caractère lipophile, explique qu'ils se concentrent au long des chaînes alimentaires au bout desquelles se trouve l'espèce humaine. La principale voie de contamination humaine par les dioxines est ainsi l'ingestion, qui contribue pour plus de 90 % à l'exposition globale.
Selon le Centre Interprofessionnel Technique d'Etudes de la Pollution Atmosphérique (CITEPA) et le ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, les principaux secteurs industriels à l'origine d'émissions de dioxines et furanes sont l'incinération des déchets et la production d'agglomérés pour les hauts-fourneaux. Les émissions nationales ont enregistré une baisse importante de 80 % depuis 1994 suite à des progrès importants dans ces secteurs grâce aux actions initiées par l'administration.
Les dioxines et furanes ont en commun une très grande stabilité chimique et physique qui, avec leur caractère lipophile, explique qu'ils se concentrent au long des chaînes alimentaires au bout desquelles se trouve l'espèce humaine. La principale voie de contamination humaine par les dioxines est ainsi l'ingestion, qui contribue pour plus de 90 % à l'exposition globale.
Selon le Centre Interprofessionnel Technique d'Etudes de la Pollution Atmosphérique (CITEPA) et le ministère de l'Ecologie et du Développement Durable, les principaux secteurs industriels à l'origine d'émissions de dioxines et furanes sont l'incinération des déchets et la production d'agglomérés pour les hauts-fourneaux. Les émissions nationales ont enregistré une baisse importante de 80 % depuis 1994 suite à des progrès importants dans ces secteurs grâce aux actions initiées par l'administration.
Des mesures des émissions de dioxines et furanes sont réalisées 2 fois par an sur chaque four dans les usines d'incinération d'ordures ménagères du Nord-Pas-de-Calais. Les arrêtés ministériels du 20 septembre 2002 relatifs aux incinérateurs d'ordures ménagères et de déchets dangereux, transcrivant une directive européenne, imposent une valeur limite de rejet de 0,1 nanogramme/Nm3 pour tous les incinérateurs avant fin 2005. De plus, les incinérateurs rejetant plus de 0,5 g/an devront évaluer leur impact sanitaire et environnemental (par exemple mesures dans le lait des vaches s'il y a des élevages dans la zone de retombée des dioxines, mesures dans les œufs s'il y a des élevages de poules, ou mesures dans les légumes en cas de présence de potagers, pour surveiller les transferts éventuels vers l'alimentation humaine).
Par ailleurs, des mesures au moins annuelles sont réalisées dans les principaux établissements du secteur de la métallurgie rejetant des dioxines, et des programmes de réduction des émissions seront réalisés pour les plus gros émetteurs.
L'unique valeur de référence en matière d'émissions de dioxines et furanes est à l'heure actuelle une concentration limite de 0,1 ng/m 3 (1 ng = 1 nanogramme = 1 milliardième de gramme), applicable aux nouvelles installations d'incinération d'ordures ménagères, ainsi qu'à l'ensemble (nouvelles ou existantes) des installations d'incinération de déchets industriels spéciaux.
Les émissions de dioxines (en g/an) sont indiquées dans le tableau ci-dessous. Des mesures sont faites dans les deux secteurs de l'incinération des ordures ménagères et dans la métallurgie puisqu'ils représentent 99,42% des rejets en dioxines recensés par la DRIRE.
Par ailleurs, des mesures au moins annuelles sont réalisées dans les principaux établissements du secteur de la métallurgie rejetant des dioxines, et des programmes de réduction des émissions seront réalisés pour les plus gros émetteurs.
L'unique valeur de référence en matière d'émissions de dioxines et furanes est à l'heure actuelle une concentration limite de 0,1 ng/m 3 (1 ng = 1 nanogramme = 1 milliardième de gramme), applicable aux nouvelles installations d'incinération d'ordures ménagères, ainsi qu'à l'ensemble (nouvelles ou existantes) des installations d'incinération de déchets industriels spéciaux.
Les émissions de dioxines (en g/an) sont indiquées dans le tableau ci-dessous. Des mesures sont faites dans les deux secteurs de l'incinération des ordures ménagères et dans la métallurgie puisqu'ils représentent 99,42% des rejets en dioxines recensés par la DRIRE.
Etablissements concernés sur la Côte d'Opale Flandre
|
Établissement |
Commune |
dioxines (g/an) 2000 |
dioxines (g/an) 2001 |
dioxines (g/an) 2002 |
dioxines (g/an) 2003 |
dioxines (g/an) 2004 |
dioxines (g/an) - 2005 |
Dioxines 2006 (g/an) |
|
Arcelor Mittal |
Dunkerque |
19.9 |
13 |
17.5 |
10.3 |
12.6 |
10,9 |
11,16 |
|
RDME (ex SEAS) |
Grande Synthe |
2 |
0,9 |
3,0 |
0,7 |
1.5 |
0,1 |
0,36 |
|
Comilog Dunkerque (ex DEM) |
Gravelines |
0,3 |
0,3 |
0,3 |
0,3 |
0.05 |
< 0,001 |
- |
|
Bus Valera |
Gravelines |
- |
- |
0,02 |
0,02 |
0.035 |
0,0358 |
0,0122 |
|
TERIS |
Loon Plage |
- |
- |
- |
0,001 |
0.0018 |
0,06 |
0,3326 |
|
Holcim (ex Ciments d'Origny) |
Dannes |
- |
- |
0,06 |
- |
0.008 |
0,026 |
0,074 |
|
HOLCIM |
Lumbres |
- |
- |
- |
0,094 |
0,04 |
0,04 |
0,030 |
|
Euro-Aspartame |
- |
- |
- |
- |
- |
0.0012 |
0,0094 |
- |
|
Calaire Chimie |
Calais |
- |
- |
- |
- |
0,0003 |
0,0067 |
- |
|
KERNEOS |
Dunkerque |
- |
- |
- |
- |
0,01 |
0,0075 |
0,0022 |
|
Staub Fonderie |
Merville |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
0,058 |
|
Ascométal |
Leffrinckoucke |
- |
- |
- |
- |
- |
- |
0,098 |
Arcelor-Mittal est toujours le plus important émetteur de dioxines du Littoral : le flux annuel est passé de 10,9g en 2005 à 11,16g en 2006, conséquence directe de la qualité du charbon qui contient plus ou moins de chlore en fonction des approvisionnements (pendant la combustion le chlore est un précurseur des dioxines).

